Personne

Publié le par Sombre Plume



Un démon me dévore, se glissant dans ma solitude
Tel un ange, je suis fixé sur le réseau Paris-Sud
Perdu dans un jardin de rose, rassuré par ma sueur
Je souffre, écorché par leurs épines mais fasciné par leur couleur
Mi-homme, mi-disloqué, encaissant l'inexorable
L'esprit fané, mon visage se plisse comme une rose des sables
Mes troubles ricochent sur l'étang formant des anneaux grandissants
J'entends mes larmes crier dans leur chute devant vos yeux lisses
Je me dispute avec toutes les ombres qui rodent autour de moi
De derrière ma cornée, je vois des spectres s'échapper de vos sacs Zara
À l'écart du réel, je porte ma crasse comme le noir du deuil
En marche comme le numéro griffonné sur le coin d'une feuille


Le temps est immobile, je sais que personne ne me croit
Pourtant indélébile, je sens que personne ne me voit


Je suis précaire, réchauffé par la nuit tel un duvet de mohair
L'astre lunaire me guette comme un cerbère de lumière
Je m'enlise dans toutes ces images de clairvoyance
Dans le ravin social ravagé par mes cinq sens
J'ai vu des choses que vous ne soupçonnez pas, au verso
Tous ces gens avec ces monstres accrochés dans leur dos
En vous massant la nuque pensant à une douleur musculaire
Alors que des bêtes sucent votre lumière contenue dans la moelle épinière
Vous, moi qui est le mort parmi les vivants
Dans les yeux se dessinent l'amour ou les tyrans
J'aimerais croire la vie pour en recommencer une deuxième
Tout effacé comme une dispute qui se termine par un « je t'aime »


Le temps est immobile, je sais que personne ne me croit
Pourtant indélébile, je sens que personne ne me voit


Mon corps de poussière se torture de mélodies passées
Que je chante à l'envers sans jamais pouvoir les rectos verser
Assis sur le quai, j'écris avec mon index à mon fils Joseph
Dessinant d'étranges signes sur un bas-relief
Des rêves je n'en fais plus même en rêve
Je tutoie le néant de l'autre côté de la rive
Le chaos m'absorbe dans les faubourgs de mes peurs
Quand il prend la forme d'une fillette qui me fixe avec son sourire fleur !


Le temps est immobile, je sais que personne ne me croit
Pourtant indélébile, je sens que personne ne me voit

Publié dans Musique

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Krystal Warrior 25/11/2008 10:41

Alors pour commencer, c'est super triste looool..Non mais voilà, ça me fait penser à un petit proverbe que j'avais entendu.

Il y a trois catégories d'hommes sur terre
Ceux qui lorsqu'ils tombent, se relèvent immédiatement, eux seront toujours gagnants.
Ceux qui tombent et se relèvent après un certain temps, eux peuvent changer.
Ceux qui tombent et qui restent au sol, eux resteront à jamais des perdants.

Tout ça pour dire que malgré les difficultés que l'on rencontre, il faut toujours se relever après un échec, c'est ce qui nous construit, c'est ce qui fait de nous...bah nous justement. XD

Enfin voilà, c'est tout ce que j'avais à dire!

Bonne continuation Sombre plume

Sombre Plume 25/11/2008 10:51



C'est sympa mec mais j'ai envie de rajouter : ceux qui tomberons toujours quoi qu'il arrive, eux finiront par s'y habituer...



Je sais ou regarder pour ne plus me prendre des murs...ces paroles ne sont pas tristes, elles sont juste lucides et réelles, suffit de les comprendre et de les
analyser...





Merci pour ton commentaire mec c'est sympa ;)